État du logement en 2010, déc. 2012

Afin d’appréhender les problématiques liées au logement, le commissariat du développement durable publie pour la première fois un ouvrage intitulé « État du logement en 2010 ». Accessible à tous, il prend la forme d’un recueil synthétique d’indicateurs-clés sur le logement.

Répertoire d’indicateurs indispensables
La première partie examine l’état du parc et des évolutions opérées en fonction du statut d’occupation des logements. Le parc de logement est constitué de 33,5 millions de logements (hors locaux d’hébergement collectif) au 1er juillet 2010 (progression de 1,1 % par rapport à 2009). Il comprend 27,98 millions de résidences principales, dans lequel prédominent les propriétaires (16, 27 millions de logements) devant les locataires (11,71 millions, dont 5,12 dans le secteur social). Il faut y ajouter 3,14 millions de résidences secondaires et 2,35 millions de logements vacants, pour atteindre le total de 33,49 millions de logements.

La deuxième partie est relative à l’habitat, l’environnement et au développement durable.

L’évolution des conditions de logement y est rapportée : diminution du nombre moyen de personnes par logement de 2,51 à 2,37 personnes, agrandissement des résidences principales passant de 81 m² en moyenne à 85 m², accroissement plus marqué des maisons individuelles (+ 6 m² en 11 ans pour atteindre 102 m² en 2010) que les appartements généralement plus petits (63 m² soit + 2 m² en 11 ans ). Cela entraine le recul progressif du surpeuplement (un point en moins en dix ans). En 2010 celui-ci concernait 4,7 % des logements (essentiellement localisés en Île-de-France et dans le Sud-est).

L’ouvrage fait état de la quasi-disparition de l’inconfort sanitaire : seul 1,4 % des logements ne disposaient pas, en 2010, des équipements sanitaires de base (absence d’au moins un des trois éléments suivants : eau chaude courante, baignoire ou douche, WC intérieur). Toutefois d’autres éléments entrent dans l’appréciation du logement (humidité, moisissures, clarté du logement, nuisances sonores…).

L’ouvrage s’intéresse aussi au taux d’effort des ménages (20 % du revenu en moyenne variant selon le statut d’occupation), ainsi qu’aux inégalités sociales du logement et à la montée en puissance du développement durable dans le secteur de l’habitat (baisse de la consommation énergétique depuis 2003 ).

L’économie du logement et sa place à l’échelle internationale
La troisième partie est consacrée à l’économie du logement.

Sur la période 1999-2011, les prix des logements anciens augmentent bien plus rapidement que ceux des loyers dont le rythme est proche de celui du revenu disponible brut par ménage. En 2011, les prix des logements anciens augmentent de 5,9 %, soit plus fortement qu’en 2010, alors que les prix des loyers progressent à un rythme moins soutenu qu’en 2010 (+ 0,9 % après + 1,5 %).

Il y est reporté aussi les différentes dépenses rattachées au logement : dépenses en logement, dépenses courantes liées à l’occupation du logement et dépenses d’investissement. Il traite également de l’activité immobilière (264, 7 milliards d’euros pour l’acquisition et l’entretien de logements), des aides au logement (40,6 milliards d’euros, dont 47 % pour les locataires et 53 % pour les propriétaires) et du financement de l’activité  (pour plus de la moitié, grâce au recours au crédit).

Enfin, la quatrième et dernière partie propose des comparaisons internationales qui font apparaître des différences structurelles selon les États de l’Union européenne.  

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